Le Grenadier Pitbull
Coupe-chalut
Comme chacun sait, les quotas de pêche (censés préserver les espèces marines) ne sont là que pour faire joli sur le papier ou pour gratter quelques bulletins de vote aux élections. Personne ne les respecte et nul n'est jamais puni.
En dehors de quelques rares organisations militantes et héroïques comme Sea Shepherd, aucun état, aucune police, aucune justice ne se sent concerné par les ravages opérés sur le monde marin du fait de la pêche industrielle. Une telle flotte est pourtant parfaitement repérable et identifiable de nos jours. Quant aux armateurs ils ont pignon sur rue.
Et comme partout ailleurs, ce sont aux victimes elles-mêmes d'apprendre à se défendre toutes seules avec les moyens du bord et dans l'indifférence générale.
C'est ainsi qu'est né le Grenadier pitbull, issu d'un croisement réussi entre un carnassier des abysses et des dents de herse agricole balancées à la mer par un cultivateur sans scrupules, habitué à prendre l'océan pour une poubelle ou un égout.
Grâce aux lames affûtées qui remplacent ses nageoires dorsales, il peut foncer sur les chaluts tractés et les déchiqueter d'un coup, libérant ainsi ses congénères emprisonnés à l'intérieur. Les dégâts sont considérables, aussi bien dans les grands fonds qu'en chalutage pélagique. Les navires touchés ne pouvant pas réparer en mer, ils sont obligés de rentrer au port.
Quand on sait que certains navires usines pêchent plus de 200 tonnes par jour sur des campagnes de plusieurs semaines, on imagine le bonheur que ça peut procurer de les voir faire demi-tour dès le premier trait de chalut. Ce sont ainsi plusieurs milliers de tonnes de biodiversité sauvage qui sont préservées par un seul coup de nageoire.
La morale de l'histoire permet cependant de s'interroger puisque c'est grâce aux pollutions agricoles que le sort des animaux marins s'améliore....
Matériaux: Cèdre rouge brûlé, peint et patiné, dents de herse agricole
Dimensions: L= 36 cm H= 25 cm